Du 1er au 3 décembre 2025, la Bergerie de Villarceaux, près de Paris, a accueilli l’Université Syndicale Internationale sous thème : « le syndicalisme face au nationalisme autoritaire » organisée par le Global Labour Institute (GLI2025). Pendant trois jours, des syndicalistes venus des cinq continents ont débattu des menaces que représentent le nationalisme autoritaire, l’extrême droite et les guerres pour les travailleurs et les mouvements sociaux.



Parmi les moments forts, la plénière du 2 décembre consacrée à « la solidarité internationale face à la guerre » a permis d’entendre des témoignages venus de Palestine, d’Ukraine et de la République Démocratique du Congo. Hervé Kambiniam Salambote , représentant de la CDT RDC, y a pris la parole pour rappeler que les conflits armés en RDC frappent directement les travailleurs, détruisent les infrastructures publiques et fragilisent l’action syndicale.
Son intervention a souligné que la guerre n’est pas seulement une tragédie nationale, mais un enjeu mondial qui exige une solidarité syndicale internationale. Les syndicats, a-t-il affirmé, doivent être des acteurs de paix, capables de défendre la dignité humaine et de résister aux régimes autoritaires.
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique plus large : renforcer les alliances entre syndicats, mouvements sociaux et organisations internationales afin de construire un front commun contre la guerre et la privatisation des biens publics.
L’Université Syndicale Internationale 2025 a ainsi démontré que la lutte syndicale ne se limite pas aux lieux de travail, mais qu’elle est aussi un combat pour la démocratie, la justice sociale et la paix.

